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les préjugés perdurent sur les femmes de plus de 45 ans

Les femmes de plus de 45 ans en recherche d’emploi restent victimes de stéréotypes tenaces. Deux cabinets de recrutement sur trois admettent même que l’apparence physique peut être un frein à leur embauche, selon une enquête menée pour l’association Force Femmes.

Coût salarial, mauvaise connaissance des nouvelles technologies, manque de dynamisme ou temps restant à travailler au sein de l’entreprise trop court leurs sont le plus souvent associés, d’après cette enquête réalisée entre le 18 mars et le 29 mai auprès de 83 DRH, 51 cabinets de recrutement et 776 femmes de plus de 45 ans au chômage.

Ces stéréotypes sont partagés à la fois par les cabinets de recrutement, les DRH et les femmes elle-mêmes. Ces dernières intègrent ces préjugés jusqu’à s’autocensurer dans leurs démarches, relève l’association qui accompagne les femmes de plus de 45 ans dans leur recherche d’emploi ou de création d’activité.

Les résultats de l’enquête, analysés par Ipsos, ont été débattus jeudi lors d’un séminaire, organisé par Force Femmes, en collaboration avec le ministère du Travail, sur les enjeux sociologiques, démographiques et économiques de la mixité professionnelle et les initiatives possibles pour favoriser l’intégration des femmes de plus de 45 ans dans l’emploi.

68% des femmes estiment que le fait d’être une femme n’est pas discriminant

Près de 300 professionnels de l’emploi devaient y participer, en présence de la ministre du Travail Myriam El Khomri et de Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes. La moitié des cabinets de recrutement et 76% des femmes interrogées se rejoignent sur un point : l’âge peut être un facteur discriminant et un frein dans une recherche d’emploi. En revanche, 68% d’entre elles estiment que le fait d’être une femme n’en est pas un.

Elles sont aussi 64% à ressentir des freins personnels dans leur projet professionnel, comme le manque de confiance en soi et en ses compétences. 76% des cabinets de recrutement pensent que ces femmes font preuve d’autocensure et 47% considèrent qu’il est difficile de «placer une femme de plus de 45 ans». Les DRH sont 81% à estimer que le CV ne devrait pas être anonyme.

Les recruteurs reconnaissent toutefois des avantages à ces profils: expérience, autonomie, organisation, capacité de recul. Et les femmes en ont conscience: 60% se déclarent confiantes en l’avenir. Enfin, la majorité des femmes interrogées, dont plus de la moitié étaient au chômage depuis plus d’un an, accepteraient de faire des concessions sur le salaire (68%) ou la durée du contrat (62%) pour retrouver un emploi.

 

Article rédigé par Leparisien.fr



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